Lundi 19H30 – 21H30
Ecole Bidassoa

21, rue de la Bidassoa, Paris
M° Gambetta

Mercredi 19H30 – 21H30
Ecole Bidassoa

21, rue de la Bidassoa, Paris
M° Gambetta

Dimanche
Gymnase de La Liberté

16H00 - 17H00 cours enfants
17H00 -19H00 cours adultes

30, BD de la Liberté 93260 Les Lilas
M° Mairie de Lilas
Sortie Boulevard de la Liberté. Suivre 5 min à pied

Premier cours Gratuit pour les résidents en Région Parisienne
Carte de 5 cours: 70 €
Carte de 10 cours: 115 €
Carte de 15 cours: 130 €
Carte pour l'année : 850 €
Participation annuelle: 30 €

Présentation de l’association

Historique du groupe de chamada de angola

Au commencement…
En 1989, lorsque je suis arrivé à Paris, un certain nombre de capoeiristes étaient déjà passés par ici : des bahianais, cariocas, paulistes, pernanbucains… La plupart d’entre eux sont passés par la France pour ensuite se diriger vers d’autres destins. Dans ces années là, la capoeira n’existait même pas dans l’imaginaire des Français. Le berimbau était pris pour une canne à pêche et la roda de rue était considérée comme une danse exotique venant d’une île quelconque des Caraïbes ou d’Amérique centrale. La communauté brésilienne était pourtant connue, mais plutôt par le biais des musiciens et écrivains qui, dans les années 70 s’étaient exilés en Europe, notamment en France, fuyant, la dictature militaire qui sévissait dans toute l’Amérique Latine à cette époque.

Les galas brésiliens était très en vogue à ce moment et nous, les capoeiristes, nous nous joignions à ces groupes de musiciens et danseuses pour faire des « soirées brésiliennes » se mélangeait alors le samba, les mulâtres, la caipirinha et la capoeira, qui faisait alors ses débuts… Cela nous donnait un peu d’argent pour survivre … Beaucoup d’entre nous, avons fait en plus des petits boulots pour subsister : aide ouvrier, plongeur, serveur, ménage ou même baby-sitter… Les pionniers en France

Quelques rares cours de capoeira existaient à cette époque et se disputaient une poignée d’élèves qui se répartissaient entre les quelques professeurs de ces débuts balbutiants de la capoeira. Je me souviens de Marcos China, Claudio Parafina, Beija-Flor et Grande da Bahia. Il y avait aussi une communauté de capoeiristes talentueux qui se dédiaient plutôt à la danse, comme Cacau, Claudio Basilio et le regretté Claudio Moreno, grand capoeira. Les bahianais ont formé un autre « clan » : le premier a arrivé c’était Break, puis vint Pica-Pau, Nô (un pernamboucain infiltré chez les bahianais). Ces derniers se produisaient essentiellement dans les galas. Plus tard avec l’arrivée de Maître Aranha, ils ont commencé à former une école.

La création du groupe
Claudio Paraffina, Chica (Nathalie Ancelin), quelques autres capoeiristes- comédiens (français et brésiliens) et moi-même avons fondé l’association « Entre-Potes ». Nous avions comme objectif la promotion, la divulgation et l’enseignement des arts brésiliens, notamment la capoeira et le théâtre. J’avais le projet personnel de monter « Les Capitaines des Sables » de Jorge Amado. Romance écrite en 1937 et brulée sur la place publique pour être considérée œuvre subversive. Ce projet a rassemblé à Paris en 1991, à l’époque de la guerre du Golf, 23 comédiens sur scène, plus quatre musiciens pour un spectacle de deux heures et demi. Le pari était difficile. Trois mois de répétition à la maison du Brésil, une équipe de plus de 40 personnes et très peu d’argent. En plus de ce scénario quelque peu dramatique, il y avait la guerre du Golf qui vidait les salles de spectacle. Tout le monde se faisait fouiller pour rentrer dans les lieux publics. La peur du terrorisme faisait ses ravages ! Mais le deal était gagné, nous avons pu réunir au Théâtre Maurice Ravel plus de 350 personnes par jour pendant un mois. Plusieurs personnes n’ont pas pu regarder ce spectacle car la salle était toujours pleine.

Les pionniers de la Capoeira à Paris

Photo Historique Capoeira Sur la photo on voit Claudio Baltar, dit Parafina et Marcos Fustagno, dit China et au centre moi-même lors d’une soirée à Rio chez Parafina. Ces deux personnages qui actuellement vivent au Brésil, font partie de l’histoire de la capoeira en France.

China était arrivé à Paris en 1984 et à cette époque il y avait deux peut être trois capoeiristes sur la capitale. La capoeira faisait ses réels débuts. China a connu toutes les adversités d’un brésilien qui essayait avec le peu de moyens qu’il avait d’introduire un art dans une autre culture. Il a ouvert les portes de la France et de l’Europe à beaucoup de capoeiristes et maîtres de capoeira du Brésil qui aujourd’hui grâce à sa détermination et son professionnalisme, peuvent développer leur travail. Lorsque je suis arrivé à Paris en 1989 c’est Parafina qui est venu me chercher à la Gare d’Austerlitz et il m’a amené chez China qui m’a ouvert les portes de sa maison pour m’accueillir. Disciple de maître Peixinho du groupe Senzala, China était un vrai pionnier de la capoeira en terres étrangères. Malheureusement la mémoire de nos confrères est « courte » et ils oublient rapidement les gens qui leur ont prêté attention et aide dans un moment de leur vie.

Claudio Baltar Parafina est un ex-élève de Maître Camisa. Il est également comédien, auteur et le leader du groupe théâtral brésilien « Intrépida Troupe. » Quand je suis rentré à Rio de Janeiro alors agé de 20ans, au début des années 80, après mon séjour chez maître Limão à São Paulo, je commence à faire une pièce de théâtre : « Les Capitaines des Sables » de Jorge Amado. Parafina était le préparateur corporel et c’était lui qui nous entrainait à la capoeira, aux chants et au maculelê. Parafina était déjà un grand capoeiriste quand j’étais encore un débutant à cette époque. J’ai beaucoup appris avec lui. Nous avons eu par la suite à Paris le plaisir de travailler ensemble sur ce même spectacle mais cette fois dans une version française. Encore au Brésil nous avons été partenaire sur plusieurs spectacles de théâtre et capoeira. En 1993, après avoir vécu 6 ans à Paris, divulgué la capoeira et l’ensemble de la culture brésilienne, Parafina décide de rentrer au Brésil et me confie ses élèves.

Deuxième temps – Macaques –Mouvement Culturel Brésilien
Après ce spectacle, j’ai décidé de créer mon groupe de capoeira et de diriger ma propre association. Parafina rentre au Brésil ainsi que quelques autres amis brésiliens. A partir de là, du noyau laissé par Parafina je fonde l’association Macaques – Mouvement Culturel Brésilien. C’est avec ce travail que je vais commencer à construire un projet d’échange culturel entre le Brésil, l’Afrique et la France. Divers élèves, qui plus tard, sont devenus professeurs et instructeurs de capoeira sont passés par Macaques tels que Dartagnan, Zambla, Poireau, Billy et Samba qui est avec moi jusqu’à aujourd’hui. Plus tard, j’ai eu deux autres élèves qui ont participé au développement de notre travail, Calibre et Falcao. Je laisse ici mon modeste hommage à ces compagnons de parcours.

Pendant une décennie, Macaques va s’étendre un peu partout en France et à Paris. Nous avons ouvert plusieurs cours et stages notamment à Saint Denis, Île de Saint Denis, Suresnes, Metz, Nice, Strasbourg, Marseille. Nous avons commencé à développer la capoeira pour les enfants, les handicapés mentaux, les comédiens, danseurs et des jeunes en difficulté. Nous avons également à cette époque commencée avec d’autres enseignants de capoeira à organiser les premières rencontres internationales en Europe. Ces rencontres rassemblaient plus de 400 personnes de la communauté européenne et des brésiliens venus de tous les coins du Brésil. Ces organisations n’ont jamais compté avec une aide quelconque des institutions brésiliennes. Tout était fait de façon artisanale, du t-shirt aux instruments de capoeira. Il faut dire qu’à cette époque il n’y avait pas d’internet ni de téléphones portables. C’est là que China et Paulo Siqueira (Hambourg, Allemagne) ont eu l’initiative de faire le premier journal sur la capoeira en Europe : CapuEurope.

A l’Île Saint-Denis (93), depuis 1993, nous avons développé un travail auprès des jeunes défavorisés pendant presque vingt ans. A Metz, en partenariat avec l’association « « Équipe Rue », nous avons travaillé à partir de 1995 dans un projet d’insertion sociale par le biais de la capoeira. Nous avons organisé plusieurs rencontres au Brésil où des élèves de toute l’Europe participaient. Aujourd’hui confirmé et intégré dans la société française, après un boum spectaculaire dans les années 2000, la capoeira, bien qu’ayant subi quelques détournements ou adaptations à la culture française, est en train de montrer sa valeur et sa force comme art à part entière, comme élément catalyseur de communication et de partages entre les différentes classes sociales et les diverses origines culturelles. La capoeira a la capacité de les mélanger et les intégrer les unes aux autres de façon positive et constructive.

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