Lundi 19H30 – 21H30
Ecole Bidassoa

21, rue de la Bidassoa, Paris
M° Gambetta

Mercredi 19H30 – 21H30
Ecole Bidassoa

21, rue de la Bidassoa, Paris
M° Gambetta

Dimanche
Gymnase de La Liberté

16H00 - 17H00 cours enfants
17H00 -19H00 cours adultes

30, BD de la Liberté 93260 Les Lilas
M° Mairie de Lilas
Sortie Boulevard de la Liberté. Suivre 5 min à pied

Premier cours Gratuit pour les résidents en Région Parisienne
Carte de 5 cours: 70 €
Carte de 10 cours: 115 €
Carte de 15 cours: 130 €
Carte pour l'année : 850 €
Participation annuelle: 30 €

Mestre Limão

* Mestre Limão;
* Né à Santo Amaro.

Photo de maître Limao

Il est né dans la ville mythique de Santo Amaro, à l’intérieur des terres bahianaises, lieu traditionnel des grandes capoeiras. Il était disciple de maître Caiçaras. Petit, il vendait des citrons « limão » dans les marchés de Salvador et après il filait voir les rodas de maître Caiçaras ainsi que celles d’autres maîtres dans le terreiro.
Dans les années soixante, avec beaucoup d’autres bahianais il migre vers le sud du Brésil. São Paulo était l’état qui a le plus accueilli cet exode où des milliers de « nordestinos » (gens du Nord-est du Brésil) ont migré vers des régions plus riches dans l’espoir d’avoir une meilleure condition de vie.
C’est cette génération de capoeiristes qui a implanté la capoeira dans le capital paulistana. Mâitre Ananias l’un de plus vieux maître toujours en vie, Maître Brasilia, Suassuna, Dirceu, Pinatti, Paulo Gomes, Joel, Silvestre (frére adoptif de Limão), Natanael sont quelques-uns des maîtres qui ont implanté la capoeira à São Paulo.

Il est intéressant de noter qu’à cette époque angoleiros et regionalistes travaillaient ensemble.
Les maîtres Suassuna et Brasilia ont ouvert une académia ensemble. Maître Limão et Pinnatti ont également en 1969 ouvert l’Associação de Capoeira São Bento Pequeno.
En effet il avait à cette époque un enthousiame, un certain élan « magique » de pouvoir créer et réaliser après tants d’années d’interdicton et marginalisation de la capoeira. Ce moment allait durer peu: en 1964 le coup d’état perpétré par les militaires brésiliens, ensouflé par la politique du ‘big stick’ américain, a implanté une grosse répression dans tout le pays. La presse, les libertés individuels et politiques ont été poursuivis, la dictature s »est installé et les rodas de rue ont été de nouveau interdites. C’est dans ce contexte que j’ai commencé à pratiquer la capoeira avec mâitre Limão dans son académie à São Paulo dans le quartier de Santo Amaro. (Ne pas confondre avec la ville où il est né, qui a le même nom)

Son académie était très simple :
un ‘sobrado’, une sorte de maison à deux étages, construction typique du début du XXe siècle. L’entrée donnait sur la rue et une escalier nous amenait directement dans le lieu d’entraînement. La première salle était reservée pour la musculation. Un deuxième espace à coté de cette salle était réservé à la roda, avec un cercle peint au sol. Il y avait encore un troisième espace destiné à l’entraînement avec trois petits cercles disposés au sol comme un triangle à l’envers. Ceci était conçu pour faciliter le travail de la “ginga”.

J’ai commencé la capoeira grâce à « Indio », Ronaldo.
Nous étions quatre garçons à s’être inscrit : Indio, Cachalote, Gilvan et moi.
J’avais entre 13 et 14 ans en 1973 et je ne savais pas du tout que la capoeira allait faire partie de ma vie au mois pour les trente années à venir. Je ne savais pas qui était vraiment Maître Limão, je ne connaissait pas sa célébrité ni son parcours d’angoleiro issue directement de la lignée bahianaise, de la génération d’or de la capoeira angola. Je ne connaissais pas non plus l’existence d’une autre capoeira et tous les enjeus historiques et politiques qui existait autour de ces deux styles.

De temps en temps je rencontrais Limão au ‘Banza’ un lieu de restauration rapide dans le quartier du vieux Brooklin, zone sud de São Paulo. Il était toujours très calme, souriant, drôle à l’intérieur de son ‘poncho’ mexicain. Un jour j’ai appris qu’il était mort assassiné à l’intérieur de Bahia sa terre natale. Un coup de couteau a mis fin à ses jour. C’étai la fin d’un grand personnage de la capoeira. J’ai eu la chance de passé environ deux ans à ses cotés. Merci Maître Limão.

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